samedi 15 août 2009

JEAN-MATHIAS XAVIER : L'AMOUR DU DESSIN

Jean-Mathias Xavier, illustrateur au talent raffiné et exceptionnel, m'a raconté son parcours artistique et comment il en vint à illustrer "Louis le Galoup", premier roman de Jean-Luc Marcastel.

Aujourd'hui Angevin, Jean-Mathias quitta le système scolaire à 16 ans afin de se consacrer à sa passion : le dessin. Afin que son rêve d’enfant prenne vie, il suivit les cours du soir d’anatomie artistique et de dessin d’Académie (cours d’après modèle vivant) de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Son bonheur etait d’apprendre à dessiner la beauté du corps humain. Il étudia la peinture à l'Institut Philotechnique et progressa rapidement grâce à son talent très prometteur. Puis il se cultiva dans tous les domaines et approfondit son apprentissage en autodidacte.


Dingo le film

Dès 1991, il démarcha les sociétés de production de dessins animés et débuta sa carrière artistique chez Disney-Montreuil en qualité de technicien cameraman. Cette expérience derrière la caméra ne fut pas inutile. Son premier travail de dessinateur vint en qualité de décorateur au crayon aux Studios de France Animation. Là, il rencontra son maître en perspective, un américain du nom de Robert Saint Pierre. Il lui apprit tout de cette règle… en américain !
« J'ai souffert mais j'ai progressé une fois de plus. C'est ainsi que j'ai avancé : à force de persévérance ».

Blake et Mortimer

« J'ai exercé pratiquement tous les postes de la chaîne de production du dessin animé : décors, création de personnages, scénarimage, assistanat de production, animateur scénariste, directeur artistique, réalisateur. Les productions auxquelles j’ai participé, pour n’en citer que quelques-unes : « Dingo le film » de Disney Montreuil, le studio Ellipse animation pour « Blake et Mortimer », « Bob Morane », Sonic... J’ai terminé en qualité de directeur artistique pour une série du nom de PanshelWorld. J’ai travaillé ensuite au développement de projets de dessins animés pour créer des personnages, développer les histoires, réaliser des cours métrages afin de créer de futures productions, mais ceci étant très long, j'ai eu la possibilité de faire une formation sur les effets spéciaux pour la télévision. Puis, j'ai commencé mon travail chez KAZE.SA, le numéro°1 de l’importation de dessins animés japonais. Je travaillais sur les bandes annonces et les publicités. Ce poste me convenait parfaitement car j’avais passé 18 ans à dessiner pour les autres, je me retrouvais enfin à exercer l’activité professionnelle la plus agréable, celle qui me laissait me consacrer entièrement à mon premier amour : le dessin".


Panshelworld

"Cinq mois après avoir été embauché chez KAZE.SA et sans avoir touché un seul crayon depuis, je rencontrais mon amie Caroline Fel dans le TGV qui m'emmenait vers Paris. Elle me parla de Louis le Galoup, ce roman pourrait être un beau projet de film et serait certainement une source inépuisable d'inspiration pour un illustrateur comme moi. Je lui demandais alors de contacter l'auteur pour savoir qui détenait les droits de productions cinéma. Aussitôt dit aussitôt fait : au téléphone, Jean Luc lui apprit ses difficultés à faire éditer le 5e tome de Louis lors de sa première édition régionale et qu’il était lui-même propriétaire des droits d'adaptation audiovisuelle

Voilà comment tout a commencé..."

Margot, la jolie Roussote de "Louis le Galoup"

"Fort de cette réponse, j’ai commencé à lire le roman et, dès les premières pages, totalement épris par cet imaginaire, j'ai vu le monde de Louis comme si je m'y promenais, je côtoyais les lieux et les personnages avec une telle intensité que lorsque je refermais le livre, il me fallait rapporter dans notre monde ce que j'avais vu de l'autre coté."


Louis à la Cascade du Luc

"J’ai saisi mes crayons. Cela n'a pas été facile du premier coup. J'étais entravé par les règles qui avaient forgés mes 18 ans de carrière dans le dessin animé. A dessiner les personnages que l’on vous impose, à copier des styles, on finit par perdre toute originalité. Mais je me suis obstiné, j'ai dessiné, dessiné, jusqu'à ce que je puisse voir sous mes yeux, là sur ma feuille de dessin ce que j’imaginais sans peine lorsque je pénétrais dans le monde de Louis, tel un souvenir figé, comme une photo que j'aurais prise avec un vieil argentique."

"La suite, tout le monde la connaît... »



Malemort, le Grand Veneur.

Grâce à la collaboration et l'amitié entre Jean-Mathias et Jean-Luc, union de deux grands talents, "Louis le Galoup" renaît aux Editions Nouvel Angle accompagné par de magnifiques illustrations de style fantastique au trait réaliste. Le tome 1 est paru le 8 janvier 09, le tome 2 : le 23 mai, quant au tome 3 ce sera pour janvier 2010...Les tomes 4 et 5 viendront courant 2010.


Louis et Margot

MERCI Jean-Math pour ta générosité et ta gentillesse.
Illustrations et documents personnels de l'auteur, reproduction interdite.


Mandailles, village de Louis.


"Le jour où les âmes furent fabriquées, les nôtres sont nées l'une près de l'autre..." Quelle jolie manière de la part de Jean-Mathias pour exprimer l'amitié qui le lie à Jean-Luc et leur même vision des personnages du roman, car il faut savoir que certains visages des protagonistes du "Galoup" dessinés par Jean-Mathias, sont quasiment identiques à ceux de quelques proches de Jean-Luc ! Par exemple: la grand-mère de Margot la Roussotte est le parfait sosie de la grand mère de Jean-Luc, Jean-Math ne l'avait pas encore vue lorsqu'il l'a dessinée ! Stupéfiant n'est ce pas !



Texte : Jean-Mathias Xavier et Nathanaëlle C.
Photo : Nathanaëlle C.
Toutes les illustrations de ce blog sont publiées avec l'accord de Jean-Mathias.

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